Comment les tensions tarifaires entre les États-Unis et le Canada pourraient affecter les manufacturiers canadiens

Le commerce entre le Canada et les États-Unis a toujours été très connecté. Pour plusieurs manufacturiers, fournisseurs et distributeurs, les marchandises traversent la frontière chaque jour. En date de septembre 2026, les tensions tarifaires entre le Canada et les États-Unis créent une nouvelle incertitude pour plusieurs industries. Le gouvernement du Canada a annoncé que de nouveaux tarifs américains ont été imposés sur une partie des produits canadiens, et que le Canada a préparé des contre-mesures en réponse.
Lorsqu’un tarif affecte un produit, l’impact peut se faire sentir dans toute la chaîne d’approvisionnement — des matières premières et des composantes jusqu’au transport, à l’emballage, aux prix et à la demande des clients. Donc, comment les tensions tarifaires entre les États-Unis et le Canada pourraient affecter les manufacturiers canadiens?
Pourquoi les tarifs sont importants pour les manufacturiers
Un tarif est une taxe ou un droit imposé sur des produits importés. Lorsque les tarifs augmentent, les produits peuvent devenir plus coûteux pour l’acheteur, moins compétitifs sur le marché de l’exportation ou plus compliqués à approvisionner.
Pour les manufacturiers canadiens qui vendent aux États-Unis, les tarifs peuvent rendre la concurrence avec les fournisseurs américains plus difficile. Pour les entreprises qui achètent des matériaux ou des composantes des États-Unis, les contre-tarifs canadiens peuvent faire augmenter les coûts d’approvisionnement.
Autrement dit, les tensions tarifaires peuvent affecter les deux côtés : ce que les entreprises vendent et ce qu’elles achètent.
Les industries qui pourraient ressentir l’impact
Certaines industries sont plus exposées que d’autres parce qu’elles dépendent beaucoup du commerce transfrontalier.
Ces industries peuvent représenter une plus petite portion de l’économie canadienne totale, mais elles jouent un rôle important dans ce que le Canada exporte vers les États-Unis et d’autres marchés. Plus précisément, il a aussi été noté que les exportations d’aluminium, d’acier, de bois d’œuvre et de véhicules automobiles ont été affectées par les restrictions commerciales.
Automobile
L’industrie automobile est l’une des industries les plus intégrées entre le Canada et les États-Unis. Les véhicules et les pièces traversent souvent la frontière plusieurs fois avant qu’un véhicule fini arrive chez le client. L’Ontario pourrait ressentir cet impact plus directement en raison de sa grande base manufacturière dans l’automobile et les pièces automobiles.
Acier et aluminium
L’acier et l’aluminium sont utilisés dans la fabrication, la construction, l’équipement de transport, la machinerie, l’emballage et plusieurs produits industriels. Si les tarifs font augmenter le coût de ces matériaux, les manufacturiers pourraient faire face à des coûts d’intrants plus élevés, des marges plus serrées ou une pression pour transmettre ces hausses à leurs clients.
Cela pourrait affecter l’Ontario, le Québec et d’autres régions où la production de métaux et les industries qui utilisent ces matériaux sont importantes.
Bois d’œuvre résineux et foresterie
Le secteur du bois d’œuvre vit avec des différends commerciaux depuis plusieurs années, et les récentes pressions tarifaires ajoutent un défi de plus. Cela touche particulièrement la Colombie-Britannique, le Québec, l’Ontario et certaines régions de l’Atlantique.
Pour les entreprises qui utilisent du bois dans les palettes, les caisses, l’emballage, la construction ou la fabrication, les changements dans le marché du bois pourraient éventuellement affecter les coûts et la disponibilité.
Agriculture, alimentation et intrants industriels
Les produits agricoles et alimentaires peuvent aussi être touchés lorsque les différends commerciaux s’élargissent. Selon la liste finale des produits concernés, l’impact pourrait être ressenti par les agriculteurs, les transformateurs alimentaires, les concessionnaires d’équipement, les distributeurs et les manufacturiers qui dépendent de pièces ou de matériaux importés.
Comment l’impact peut varier d’une province à l’autre
Les effets ne seront pas les mêmes partout au pays.
L’Ontario pourrait être l’une des provinces les plus exposées en raison de son secteur automobile, de l’acier, de la machinerie et de sa base manufacturière.
Le Québec pourrait ressentir de la pression à travers l’aluminium, l’aérospatiale, la fabrication, la foresterie, la transformation alimentaire et les petites et moyennes entreprises exportatrices.
La Colombie-Britannique pourrait être plus exposée par la foresterie, le bois d’œuvre, les ports, le transport et les routes commerciales du Pacifique.
L’Alberta et la Saskatchewan pourraient être touchées par l’agriculture, l’énergie, la potasse, la machinerie et l’équipement industriel.
Le Manitoba pourrait voir des impacts dans l’agriculture, la transformation alimentaire, le transport et les chaînes d’approvisionnement manufacturières.
Le Canada atlantique pourrait être touché par les fruits de mer, la foresterie, l’agriculture, l’énergie et les activités portuaires.
Même lorsqu’une entreprise n’est pas directement visée par un tarif, ses clients ou ses fournisseurs peuvent l’être. C’est souvent là que les petits et moyens manufacturiers peuvent ressentir la pression indirecte.
Ce que les manufacturiers devraient surveiller
Les manufacturiers devraient porter attention à :
Si leurs produits sont directement touchés par les tarifs
Si leurs matières premières ou composantes sont touchées
Si les clients américains retardent ou modifient leurs commandes
Si les fournisseurs augmentent leurs prix
Si les routes d’expédition ou les exigences de documentation changent
Si des marchés alternatifs au Canada ou à l’international devraient être considérés
Le gouvernement du Canada a aussi annoncé des mesures de soutien pour les entreprises touchées par les tarifs, incluant des programmes avec la Banque de développement du Canada et l’Initiative régionale de réponse tarifaire.
Ce que cela signifie pour l’emballage et l’expédition
Lorsque les conditions commerciales changent, les besoins en emballage peuvent changer aussi. Les manufacturiers pourraient devoir expédier vers de nouveaux marchés, ajuster les quantités de commande, modifier les spécifications d’emballage ou préparer leurs produits selon différentes exigences d’exportation.
Une entreprise qui expédiait principalement vers les États-Unis pourrait commencer à explorer des clients au Canada, en Europe, au Mexique ou dans d’autres marchés internationaux. Cela peut influencer les dimensions des palettes, la conception des caisses, les exigences ISPM 15, l’étiquetage, la manutention et la planification du transport.
L’emballage peut sembler être une petite partie du processus, mais lorsque les chaînes d’approvisionnement changent, le bon emballage aide à garder les produits en mouvement de façon sécuritaire et efficace.
Réflexions finales
Les tarifs créent beaucoup d’incertitude dans plusieurs industries. Pour les manufacturiers, l’important n’est pas de paniquer. C’est de comprendre où se trouvent les risques, de communiquer avec les fournisseurs et les clients, et de se préparer aux changements avant qu’ils deviennent urgents. Les fournisseurs et les manufacturiers peuvent travailler ensemble pour traverser ces périodes en constante évolution et en sortir plus forts.
Chez Bois Ellen Lumber, nous travaillons avec des manufacturiers à travers l’Amérique du Nord pour fournir des palettes, des caisses et des solutions d’emballage industriel en bois sur mesure. Que votre entreprise expédie localement, à travers le Canada, vers les États-Unis ou vers des marchés internationaux, le bon emballage peut aider à protéger vos produits et soutenir une chaîne d’approvisionnement plus fiable.
Contactez-nous dès aujourd’hui pour discuter de votre prochain projet de palettes ou de caisses.
Sources
Gouvernement du Canada, ministère des Finances Canada : contre-mesures ciblées et programme de soutien en réponse aux tarifs américains.
Banque du Canada : Un an plus tard — évaluation de l’impact des restrictions commerciales américaines sur les industries canadiennes.
Gouvernement du Canada, Innovation, Sciences et Développement économique Canada : financement de la BDC et de l’Initiative régionale de réponse tarifaire.
Associated Press : couverture de l’escalade du différend commercial entre les États-Unis et le Canada.
Wall Street Journal : couverture de l’échec des négociations, des tarifs et des préoccupations dans le secteur automobile.
Cet article a été rédigé par l’équipe de Bois Ellen Lumber, une entreprise familiale québécoise spécialisée dans la fabrication de palettes, de caisses et de solutions d’emballage industriel en bois pour les manufacturiers à travers l’Amérique du Nord. |






Commentaires